Stephen Harper doit faire passer les vies humaines avant les questions politiques dans le dossier de l’amiante

OTTAWA – À l’approche de la rencontre des Nations unies dans le cadre de la convention de Rotterdam sur les produits chimiques dangereux, le NPD demande au gouvernement conservateur de cesser d’ignorer les conseils de Santé Canada par rapport aux risques posés par l’amiante chrysotile et d’inclure une fois pour toutes cette dernière sur la liste des substances réglementées.

« Les conservateurs doivent arrêter d’essayer de cacher les impacts sur la santé de cette substance toxique », a déclaré Romeo Saganash, le porte-parole du NPD en matière de ressources naturelles. « Il est temps qu’ils reconnaissent que l’amiante chrysotile est dangereux, et qu’ils cessent de saboter les efforts internationaux pour l’inclure sur la liste des substances dangereuses des Nations unies. »

Des documents internes révèlent que dès 2006, des autorités de Santé Canada réfutaient les arguments des conservateurs voulant que l’amiante chrysotile soit sécuritaire. Le directeur général du Programme de la sécurité des milieux a même affirmé : « Nous ne pouvons pas dire que l’amiante chrysotile est sécuritaire. Santé Canada privilégierait l’option de l’inclure sur la liste des substances à usage réglementé. »

« Il serait faux de prétendre que l’amiante chrysotile est sans danger. La recherche scientifique que finance l’industrie est peu fiable et ne correspond pas aux faits », a dénoncé Pat Martin (Winnipeg-Centre). « Le Canada a envoyé plus de 750 000 tonnes d’amiante sur les marchés mondiaux depuis qu’il a ignoré le conseil de Santé Canada. L’amiante est pourtant le produit industriel le plus meurtrier dans le monde, tuant près de 100 000 personnes par année. »

Le NPD bénéficie de l’appui de professionnels de la santé, de syndicaliste, de la Société du Cancer et d’autres groupes qui ont signé la lettre collective demandant à Stephen Harper de cesser de bloquer les efforts internationaux pour réglementer l’usage de l’amiante chrysotile.

« Il faut arrêter ces exportations meurtrières, elles sont extrêmement néfastes pour notre réputation à l’étranger », a insisté Nathan Cullen (Skeena-Bulkley Valley). « Harper peut commencer dès la semaine prochaine en demandant à notre délégation d’appuyer la reconnaissance de l’amiante chrysotile comme substance dangereuse. »