BARRAGE DU SITE C : LES LIBÉRAUX DOIVENT CONSULTER LES PREMIÈRES NATIONS AVANT D’OCTROYER DES PERMIS

OTTAWA — Le NPD demande au gouvernement libéral de tenir sa promesse d’établir une relation de nation à nation avec les peuples autochtones : il doit cesser d’octroyer aveuglément des permis pour le site C et écouter les préoccupations des Premières Nations.

« Le comité d’examen a conclu que ce projet entraînerait des dommages irréversibles aux espèces sauvages et aux habitats de poissons en plus d’empiéter sur les droits des Premières Nations, a affirmé le porte-parole du NPD en matière d’environnement, Nathan Cullen (Skeena—Bulkley Valley). Si les libéraux souhaitent réellement établir une nouvelle relation de nation à nation avec les peuples autochtones, ils doivent passer de la parole aux actes en consultant les Premières Nations avant d’octroyer davantage de permis. »

L’Assemblée des Premières Nations a demandé au gouvernement fédéral de suspendre son approbation de la construction du barrage du site C et d’étudier de manière plus approfondie ce projet. Toutefois, les libéraux ont rejeté cette demande et refusent de rencontrer des intervenants importants tels que la Peace Valley Landowners Association et les Premières Nations de West Moberly et de Prophet River. 

« Le premier ministre a promis que tous les ministres de son gouvernement travailleraient à établir une nouvelle relation de nation à nation avec les peuples autochtones. Or, ils sont déjà de retour devant les tribunaux, a affirmé le porte-parole du NPD en matière d’affaires intergouvernementales autochtones, Romeo Saganash (Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou). Le gouvernement doit comprendre que les peuples autochtones ne devraient pas avoir à recourir à une injonction pour que le gouvernement respecte ses obligations. »